COMMUNIQUE FINAL DE LA 9ème SESSION DE LA CONFERENCE DE l'UPCI


(Parlements Islamiques: Solidarité, Progrès, Justice)

TEHERAN-REPUBLIQUE ISLAMIQUE D'IRAN
18-19 RABIUL THANI 1435H
18-19 FEVRIER 2014

CONF/9-2014/FC.1


Nous, Chefs et membres des délégations de l’Union Parlementaire des Etats membres de l’Organisation de Coopération Islamique participant aux travaux de la 9ème Session de la Conférence de l’UPCI, qui se sont déroulés à Téhéran, en République Islamique d’Iran, les 18 et 19 Rabiul Thani 1435H (18-19 février 2014), sous le thème « Parlements Islamiques: Solidarité, Progrès, Justice», avons passé en revue et délibéré  sur les développements et les enjeux pour le monde musulman tels que figurant à l’ordre du jour de la session, et avons décidé ce qui suit :

I. LA CAUSE PALESTINIENNE

1.    Nous réaffirmons que la cause de la Palestine, en tant que noyau central du conflit moyen oriental, doit rester une question primordiale vis-à-vis de laquelle les Etats des Parlements membres doivent adopter une position islamique unifiée dans les fora internationaux jusqu’au recouvrement des droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien avec le retour des réfugiés, la fin de l’occupation et la proclamation de l’Etat Palestinien indépendant sur le territoire de la Palestine,  avec pour capitale la ville d’Al Qods.

2.    Nous soulignons que la ville d'Al Qods fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés, comme indiqué dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies N ° 242 (1967), 338(1973), et que la quatrième Convention de Genève de 1949 leur est applicable, comme indiqué dans la plupart des décisions du Conseil de sécurité; condamnons fermement les autorités de l'occupation pour violations répétées des lieux saints  sacré de la ville d'Al Qods, à travers la construction du mur de séparation, les colonies et la poursuite des fouilles sous la mosquée Al Aqsa qui en sapent les fondations et risquent de provoquer l'effondrement de tout l'édifice; condamnons également  les agissements d'Israël et ses pratiques illégales  ainsi que les violations commises au mépris de toutes les résolutions et de toutes les lois internationales par les autorités d'occupation dans la ville d'Al Qods et qui visent à judaïser la ville sainte et à en oblitérer les caractéristiques arabo islamiques.
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3. Nous rejetons fermement le projet israélien  relatif à la proclamation de  la ville d'Al Qods comme capitale de l'entité sioniste et du peuple juif, sachant que ce projet s'attaque directement au peuple palestinien et entend le spolier de ses droits légitimes et inaliénables; Proclamons qu'Al Qods est la capitale spirituelle  des  Arabes  et  des  Musulmans  et  la  capitale  éternelle de l'Etat de Palestine, et Rejetons catégoriquement tout argument contraire tout comme nous rejetons les propositions israéliennes relatives au Grand Jérusalem et autres propositions visant à résoudre la question d'Al Qods  en la plaçant sous mandat international.

4. Nous attirons l'attention sur l'exploitation par Israël de la situation arabe actuelle  en recourant à tous les moyens en sa possession pour fomenter des troubles inter-sectaires, inter-ethniques et sécuritaires afin de détourner l'attention des pays et les peuples arabes des graves violations qu'il est en train de perpétrer au préjudice des droits du peuple palestinien, en particulier en ce qui concerne la ville d’Al Qods.

5.  Nous condamnons fermement le refus d'Israël d'autoriser la mission technique de l'UNESCO de mener des investigations sur les menaces auxquelles sont exposés les lieux saints de la vieille ville d'Al Qods et condamnons également les tentatives et les velléités d'Israël visant à s'approprier  le patrimoine palestinien et à le judaïser, et à falsifier l'histoire de la Palestine, y compris la décision d'annexer la mosquée Ibrahimi à Hébron et la mosquée Bilal bin Rabah à Bethléem à la liste de son prétendu patrimoine; nous appelons à cet égard  l'UNESCO à mettre en œuvre les décisions du Conseil exécutif de sa 186éme session sur les sites historiques et patrimoniaux de la Palestine, afin d'empêcher Israël de détruire le patrimoine culturel palestinien  et avertissons que les tentatives israéliennes visant à légaliser ses mesures nulles et non avenues dans les territoires occupés  risquent de faire exploser la situation dans la région et de susciter un conflit religieux  dont Israël porterait l'entière responsabilité; nous appelons la communauté internationale à dissuader Israël - puissance occupante – et à l'amener à mettre fin à ses attaques graves et à cesser de faire fi de la sécurité et de la paix dans la région.

6.  Nous condamnons fermement les politiques colonialistes et expansionnistes de l'entité sioniste et soulignons la nécessité de stopper  toutes les activités de colonisation et d'abroger les mesures législatives et administratives visant à modifier le statut juridique de la ville d’Al-Qods et sa composition démographique; nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à réagir sans délai pour faire démanteler les colonies sionistes, conformément à la Résolution n ° (465), et mettons l'accent sur le droit au retour des réfugiés Palestiniens dans leur patrie dont ils ont été expulsés; nous rendons hommage aux palestiniens des villages de Bab Al Shams, Ain Hajla et Al Nawateer,  qui continuent à opposer une résistance à la colonisation à leur manière et condamnons leur éviction  par la force par la soldatesque sioniste et le saccage des tentes dressées sur le terrain.

7.  Nous condamnons les crimes que les autorités israéliennes d’occupation ne cessent de perpétrer en Palestine, et particulièrement dans la Bande de Gaza, crimes qui ont fait des milliers de victimes innocentes, entre martyrs et blessés, en violation flagrante des droits de l’homme palestinien, et exigeons que les responsables israéliens des crimes de guerre perpétrés dans le Bande de Gaza et le reste des territoires palestiniens occupés soient jugés; nous dénonçons la poursuite des politiques d’isolement et de bouclage à l’encontre du peuple palestinien ainsi que les actions répressives israéliennes fondées sur l’assassinat, l’arrestation, la démolition des habitations, la destruction des terres cultivables, la construction de colonies et l’érection du mur de l’apartheid ; nous appelons à des initiatives de vaste envergure pour obtenir la levée du bouclage et appelons également à l’adoption de mesures urgentes en vue de la  mise en œuvre des opérations  de reconstruction de la Bande de Gaza et d’élimination des séquelles de l’agression israélienne barbare contre les territoires palestiniens.

8. Nous exprimons notre entière solidarité avec les prisonniers et détenus palestiniens, y compris les membres de l’assemblée législative palestinienne, et exigeons des autorités occupantes israéliennes de les remettre en liberté immédiatement et leur faisons assumer, en vertu de la 4ème Convention de Genève, l’entière responsabilité de la survie des prisonniers en grève de la faim depuis plusieurs mois pour protester contre la pratique de la torture, du terrorisme, de l’isolement en cellule individuelle et de détention administrative.

9. Nous insistons sur la nécessité de diligenter la réalisation de l'unité nationale et demande aux factions palestiniennes de mettre un terme à la scission en appliquant les termes des accords conclus tant l'accord du Caire de mai 2011 que la déclaration de Doha de février 2012, qui devraient se cristalliser rapidement à travers la formation d'un gouvernement de consensus national et l'organisation  d'élections.

10. Nous demandons aux responsables des Fonds créés en faveur d'Al Qods de relancer ces Fonds en vue de soutenir la résistance des habitants d'Al Qods et de les aider à rester sur place; et nous demandons aux gouvernements et aux peuples de l'Oummah arabe et islamique de faire preuve d'une solidarité accrue pour faire face à l'arrogance israélienne et au mépris affiché du gouvernement israélien des droits historiques, culturels et religieux du peuple palestinien; nous appelons  à la mise en œuvre des projets de nature à adouber la résistance de la ville sainte , de ses habitants et de ses institutions, et appelle également à soutenir toutes les initiatives et toutes actions louables entreprises par les diverses instances, dont notamment le Comité d'Al Qods issu de l'OCI et son antenne financière sur le terrain l'Agence de Bait Mel Al Qods.

II. LES TERRITOIRES ARABES OCCUPES EN SYRIE ET AU LIBAN

11. Nous saluons la vaillance des citoyens syriens et libanais et leur attachement  à leurs territoires et à leur identité  ainsi que leur résistance à l'occupant sioniste ; nous condamnons énergiquement les décisions d’Israël en vue d’imposer ses lois et son administration sur le Golan syrien occupé et son non-respect de la Résolution N°497 (1981) du Conseil de Sécurité de l’ONU, et affirmons que toutes les décisions d’Israël sont nulles    et    non   avenues ;   tout   comme  nous  condamnons   les   menaces israéliennes de recours à la force contre le Liban et ses manœuvres militaires provocatrices à la frontière du Liban ainsi que ses violations de l'espace aérien, maritime et terrestre du Liban et la poursuite de l'occupation des vergers de chebaa et des monts de kafr chouba et de la partie libanaise du village d'Al Gajar, en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

12. Nous condamnons fermement Israël -la puissance occupante- pour son obstination à vouloir continuer à modifier le statut juridique, la composition démographique et la structure institutionnelle du Golan syrien occupé, et dénonçons ses politiques et ses pratiques consistant notamment à s'emparer des terres et des ressources en eau, à y construire et agrandir  ses implantations, à y transférer des colons, à en piller les ressources naturelles, à y lancer des projets et à imposer le boycottage économique des produits agricoles de la population arabe et à en bloquer l'exportation.

13. Nous réaffirmons la responsabilité de tous les Etats qui consiste à s'abstenir du recours ou de la menace de recours à la violence pour menacer l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre Etat ou s'en servir à des fins politiques et nous encourageons les parlements membres à accorder tout l'intérêt voulu à la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme par tous les moyens, y compris en traitant les cause de ces fléaux à la racine et en prêchant la modération, la tolérance et le dialogue.

14. Compte tenu des besoins humanitaires pressants en Syrie et qui ont pris des proportions effrayantes et appellent une initiative prompte de la part de tous les Etats, nous appelons à l'envoi d'assistances humanitaires urgentes au peuple syrien et exprimons notre appréciation à tous les pays qui ont apporté une contribution dans ce domaine, notamment l'Etat du Koweït qui a abrité deux conférences de donateurs, et nous insistons sur la nécessité de répondre aux besoins des réfugiés syriens et d'accorder un appui sans réserve aux pays voisins de la Syrie en vue d'atténuer l'acuité de la situation humanitaire des réfugiés syriens et de faciliter leur retour dans leurs foyers.  

III.  RENFORCEMENT DE LA SOLIDARITE ET DE L'UNITE DES ETATS ISLAMIQUES

15. Nous réaffirmons la nécessité d'éliminer les causes de préjugés et tous les motifs de haine, de provocation, d’incitation à la violence sectaire et d'accusation d'apostasie et appelons à un dialogue constructif entre les adeptes des diverses écoles de pensée islamiques; et nous saluons l'initiative de SE Hassan Rouhani, Président de la République Islamique d'Iran, pour "un Monde contre la Violence et l'Extrémisme(WAVE)" proposée lors de la 68éme session de l'Assemblée Générale de Nations Unies et qui a abouti à l'adoption de la Résolution A/RES/68/12707 de l'AGNU intitulée" Un Monde Contre la Violence et l'Extrémisme".

16. Nous réaffirmons également notre détermination à continuer à assumer le rôle qui nous incombe en tant que représentants des Parlements dans le renforcement de l’entente, de la tolérance et du respect mutuel entre les fidèles des différents « madahib », de manière à contribuer au resserrement des liens de fraternité entre les musulmans qui partagent la même foi et les mêmes devoirs au regard de l’Islam.

17. Nous soulignons la nécessité pour tous les musulmans de faire preuve de suffisamment de vigilance, d'attention et de prudence pour comprendre que tout différend entre les adeptes des diverses écoles de pensée islamiques nuira à tous les peuples de l'Oummah islamique  et fera voler en éclats les liens de fraternité, de solidarité et d'unité.

18. Nous condamnons la violence sectaire  et appelons au dialogue entre les communautés islamiques et les différentes écoles de pensée dans toutes les contrées du monde musulman; nous condamnons fermement tous les crimes commis sur la base de l'identité ou l'appartenance sectaire.

19. Nous appelons les oulémas musulmans, les institutions religieuses et les médias du monde islamique, eu égard à leur rôle dans la sensibilisation et la conscientisation de l'opinion, à  promouvoir l'esprit de tolérance, de compréhension et de respect mutuel entre les fidèles des différentes écoles de pensée.

20. Nous suivons avec intérêt les développements en cours en Lybie et nous soutenons les mesures prises dans le but de renforcer la stabilité, de faire avancer le processus de transition vers la démocratie et l'édification de l'Etat de droit et des institutions.  

IV. LUTTE CONTRE L'INTOLERANCE, L'ISLAMOPHOBIE ET LA XENOPHOBIE :

21. Nous exprimons notre profonde préoccupation devant les actes récurrents d'intolérance, de discrimination et de violence contre l'islam et les musulmans dans différentes parties du globe, ainsi que les stéréotypes négatifs de l'Islam et des musulmans qui font un amalgame dans les médias internationaux  avec la violence, le terrorisme et les violations des droits de l'homme.

22.Nous condamnons fermement les manifestations d'intolérance et de la discrimination pratiquées contre les communautés et minorités musulmanes dans les pays non-membres de l'Organisation de Coopération Islamique  sous les formes le plus diverses, y compris la promulgation de législations répressives, l'application arbitraire des lois, l'adoption de politiques d'exclusion et de profilage religieux et autres mesures prise sous divers prétextes et soi-disant liés à la sécurité et à l'immigration clandestine.

23. Nous condamnons dans les termes les plus forts tous les actes portant préjudice aux principes de la religion islamique et à ses symboles et personnalités sacrés, y compris tous les actes sacrilèges de profanation du Saint Coran et de publication ou de réédition de  matériaux offensants pour le Saint Prophète (PSL) dans la presse écrite, audiovisuelle et électronique ou par tous autres médias.

24. Nous soulignons que toutes les actions liées au phénomène de l'islamophobie constituent  une forme contemporaine de discrimination, une atteinte à la dignité humaine et une violation des règles et des normes internationalement agréées dans le domaine des droits de l'homme.

V. LUTTE CONTRE LE TERRORISME

25. Nous condamnons les actes de terrorisme sous toutes leurs formes et manifestations, et notamment le terrorisme d'Etat,  et réaffirmons que ce phénomène est contraire aux enseignements de la religion islamique, qui prêchent la tolérance et la miséricorde, rejettent la violence et réprouvent toutes les formes d’agression, et notamment l’homicide et le meurtre des innocents, indépendamment de leur couleur de peau, de leur religion, de leur confession ou de leur appartenance ethnique.

26. Nous réaffirmons la nécessité de faire la distinction entre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et le droit légitime des Etats et des peuples à la résistance et à la lutte armée contre l’occupant et le colonisateur pour la libération de leur patrie et le recouvrement de leurs droits légitimes tels que garantis par la Charte des Nations Unies et consacrés par l’ensemble des conventions et par les usages internationaux en tant que droits inaliénables des peuples vivant sous le joug de l’occupation ; nous recommandons à l'OCI de former une commission juridique qui sera chargée de réviser la définition  du  terrorisme  et  d'établir   les  critères permettant de distinguer les actes de terrorisme de telle sorte que les avis de ladite commission deviennent une référence en la matière;

27. Nous condamnons fermement tous les actes de terrorisme qui ont eu lieu partout dans le monde, y compris dans les pays musulmans.

28. Nous condamnons avec force les actes terroristes visant les chercheurs, scientifiques et universitaires dans plusieurs pays islamiques et exprimons notre soutien à la création d'un centre de pilotage des opérations antiterroristes à "Tamanrasset" en Algérie.

29. Nous condamnons fermement les activités des groupes terroristes dans la région du Sahel et du Sahara de l'Afrique, et nous exprimons notre profonde préoccupation du fait que la drogue, la traite des personnes humaines, le trafic d'armes et la prise d'otages - en vue d'obtenir des rançons - sont devenues une source importante de financement des actions illégales.

30. Nous appelons à mettre un terme à l'infiltration d'éléments armés en Iraq et dénonçons les actes de terrorisme perpétrés par ces derniers et qui se sont soldés par un nombre effroyable de victimes irakiennes entre tués et blessés, tout comme ils ont causé de lourds dommages à l'infrastructure du Pays, et invitons les forces politiques irakiennes pour trouver une solution politique et une réconciliation nationale par le dialogue national global.

31. Nous Condamnons les explosions terroristes qui conduisent à la perte de vies innocentes, surtout double attentat terroriste du 19 Février 2014 à Beyrouth près de la Mission culturelle iranienne et Considérons que la meilleure réponse à ce terrorisme organisé est la solidarité et l'unité islamique et le rejet de la violence et de l'extrémisme qui oblitèrent l'image de l'Islam dont son Prophète Mohammad (PSL), a appelé à la miséricorde et à la morale.

32. NOUS APPRECIONS et saluons  le rôle du Pakistan dans la lutte contre le terrorisme, y compris les attaques suicides, au cours de plus d'une décennie, qui se sont soldées par la perte de plus 40.000 vies humaines dont des civiles, des militaires et des personnels paramilitaires;  NOUS SOULIGNONS  la responsabilité de tous les Etats qui est de s'abstenir de tout recours à l'extrémisme pour menacer l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique du Pakistan, y compris pour ce qui est de s'attaquer aux causes du problème à la racine et de promouvoir la modération, la tolérance et le dialogue; NOUS INSISTONS  sur la nécessité d'éliminer les causes de la haine, des préjugés, de la provocation et de l'incitation; NOUS CONDAMNONS les éléments extrêmes qui soutiennent la violence sectaire et les attaques suicides et APPELONS  au renforcement de la coopération et de la coordination entre les Etats islamiques et le Pakistan dans la lutte contre le terrorisme.

VI. SOUDAN

33.    Nous appelons à soutenir les récents développements positifs marqués par l'instauration de la paix et de la stabilité au Soudan et appuyons plus particulièrement l'initiative historique du Président soudanais en faveur de l'unité nationale, de la transition démocratique et de la participation de toutes les forces politiques et de la société civile à l'élaboration d'une constitution permanente.


VII. UTILISATIONS PACIFIQUES DES TECHNOLOGIES NUCLEAIRES ET   CREATION D’UNE ZONE LIBRE DE TOUT ARMEMENT DE DESTRUCTION MASSIVE AU MOYEN-ORIENT ET NOTAMMENT L’ARMEMENT NUCLEAIRE

34.    Nous réaffirmons le droit de tous les Etats à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, y compris les politiques pertinentes au cycle d’enrichissement du combustible nucléaire, conformément au Traité de non-prolifération des armes nucléaires ; nous exprimons notre préoccupation des restrictions abusives imposées par certains Etats sur la coopération internationale dans le domaine de la recherche et du transfert des équipements, des matériaux et de la technologie pour l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, sachant que ces restrictions sont contraires aux dispositions de l’Article 4 du TNP ; nous condamnons la recrudescence des pressions et des menaces exercées pour déposséder les pays concernés de ce droit légitime et insistons sur la nécessité de résoudre les différends en recourant aux moyens diplomatiques et pacifiques.

35. Nous exprimons notre vive préoccupation devant les capacités et les menaces nucléaires israéliennes et insistons sur la nécessité d’amener Israël à ouvrir l’accès à ses installations et à ses programmes nucléaires au contrôle et à l'inspection, conformément aux règles de l’Agence internationale de l’Energie atomique, ainsi que la nécessité d’adhérer au TNP et de démanteler entièrement dans la région du Moyen-Orient tous les arsenaux de destruction massive, en tant que condition primordiale pour la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient et pour rompre définitivement avec la politique des deux poids deux mesures dans les relations internationales, tout comme nous appelons à une coopération et à une coordination  accrues entre les Etats des parlements membres dans les conférences portant sur la révision du TNP.

VIII. SOMALIE

36.   Nous saluons les efforts déployés pour parachever les tâches de la période transitoire et soutenons les résultats auxquels a abouti le succès du processus politique, l'édification des institutions de l'Etat, le parachèvement du projet de Constitution, l'organisation d'un référendum populaire à l'horizon 2016. Nous appelons toutes les parties somaliennes et internationales à soutenir le gouvernement somalien et à travailler de façon solidaire à ses côtés pour la restauration de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté de l'Etat sur son territoire national.

37.    Nous invitons les parrains des conférences de Londres, Istanbul et Tokyo sur la Somalie tenues au cours des années 2012 et 2013 à veiller au suivi des résolutions issues de ces conférences et à la mise en œuvre de leurs résultats sur le terrain et à coopérer avec les parties concernées dans ce cadre pour que le peuple somalien puisse en récolter les fruits; et nous invitons également toutes les parties à déployer des efforts de concert avec les organisations internationales en vue de promouvoir le développement intégral et la reconstruction des infrastructures en République de Somalie conformément aux résolutions de la conférence de Bruxelles et de l'UE baptisé New Deal.
 
38.    Nous réaffirmons la nécessité de dépêcher  une délégation parlementaire de l’UPCI en Somalie pour s'informer sur place de l'état de la situation, évaluer les besoins du Parlement somalien et assurer le suivi de cette résolution.

IX.     LA SITUATION EN REPUBLIQUE DU MALI ET DANS LES PAYS VOISINS

39.    Nous réitérons notre position de principe et notre appui à la préservation de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale de la République du Mali. Nous appelons à la mobilisation des ressources nécessaires pour que soient surmontées les difficultés auxquelles font face les réfugiés et les personnes déplacées, tout comme nous appelons à l’envoi d’une mission conjointe OCI-OCHA chargée d’évaluer la crise humanitaire au Mali, en Mauritanie, en Algérie, au Burkina-Faso et au Niger, et condamnons énergiquement tous les actes d’agression des groupes terroristes contre la République du Mali.

40. Nous saluons le rôle des Nations-Unies dans la restauration de la stabilité au Mali, à travers le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur la majeure partie de son territoire national; et exprimons notre considération au Président Blaise Compaoré, Président de la République du Burkina Faso, pour les efforts que Son Excellences a déployés et qui ont abouti à la conclusion de l'Accord de Ouagadougou dont il a découlé l'élection, au 11 Août 2013, du Président Ibrahim Boubaker Keita Président de la République du Mali. Nous félicitons à cette occasion Son Excellence pour la confiance que le peuple malien a placée en sa personne.

41. Nous insistons sur la nécessité que les Présidents des Parlements membres de l'UPCI rendent visite au Parlement malien afin de lui réaffirmer notre soutien à la République Malienne, et appelons la Présidence de l'Union a œuvrer – avec l'aide du Secrétariat général – à l'accomplissement de cette visite.

X.       LA SITUATION  A CHYPRE

42.    Nous invitons les Etats membres à renforcer leur solidarité agissante avec l’Etat Chypriote Turc et à maintenir des relations étroites avec cet Etat afin qu'il puisse surmonter l’isolement injuste qui lui est imposé, et de consolider et de développer davantage leurs rapports avec l’Etat Chypriote Turc dans tous les domaines ; Nous Réaffirmons une nouvelle fois la nécessité de redynamiser les résolutions précédentes de l’Organisation de Coopération islamique concernant la question chypriote, de même que Nous Réaffirmons les résolutions pertinentes de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI.

43. Nous nous félicitons de la bonne volonté affichée par la partie chypriote turque et par la Turquie d’aboutir à un règlement politique durable et conforme au plan du Secrétaire général des Nations Unies.

44. Nous appelons la Grèce à respecter les droits de la minorité turque musulmane de Thrace Occidentale et du Dodécanèse et l'invitons à prendre les mesures nécessaires pour éviter le saccage et la profanation  des mosquées, des lieux de culte et des cimetières musulmans dans cette région.

LA PROTECTION DES COMMUNAUTES ET MINORITES MUSULMANES

45.    Nous réaffirmons l’engagement de l’UPCI envers les communautés et les minorités musulmanes vivant dans les pays non membres de l’OCI et appelons à œuvrer à la résolution de leurs problèmes de manière à garantir leurs droits fondamentaux, tels que l’exercice de leurs droits démocratiques, la liberté du culte et la liberté de conscience, mais aussi la protection de leurs lieux saints et de leurs sites historiques.

46.  Nous réitérons notre appui à « l’Accord de paix » entre le Gouvernement de la République des Philippines et le Front National de Libération Moro, et appelons à diligenter la mise en œuvre intégrale de cet accord, tout en exhortant les Etats membres et les institutions caritatives du monde musulman à accroître le volume de leur assistance humanitaire aux musulmans du Sud du Philippines afin d’accélérer le rythme du développement socio-économique de cette communauté.

47.  Nous condamnons les atrocités qui sont perpétrées de façon méthodique  contre la communauté musulmane des Rohingyas au Myanmar et qui constituent une violation grave et flagrante du droit international et de la Charte et des Conventions internationales des Droits de l’homme ; nous dénonçons particulièrement la participation des forces de sécurité officielles et des milices bouddhistes aux massacres, à l’expulsion forcée des habitants et à l’incendie de leurs habitations et de leurs lieux de culte ; et invitons le Gouvernement du Myanmar à assumer ses responsabilités en vertu du droit international et de la  Charte et des Conventions  internationales des Droits de l’homme  et   à  prendre   toutes   les   dispositions   nécessaires  pour   mettre immédiatement fin aux actes d'expulsion, d’exil forcé et aux pratiques discriminatoires perpétrés à l’encontre des Musulmans Rohingyas ainsi qu’aux tentatives récurrentes visant à oblitérer leur culture et leur identité islamiques ; nous invitons les Etats membres à poursuivre leurs efforts de concert avec la communauté internationale et l’ONU pour garantir le droit au retour de tous les réfugiés et toutes les personnes déplacées chassés de leurs foyers à Rakhine, plus communément connue sous le nom d’Arakan.

48.  Nous réaffirmons notre soutien à l'accord de paix signé entre le Gouvernement philippin et le Front National de Libération Moro, le 2 Septembre 1996 à Manille, et appelons à l'exécution rapide et intégrale des dispositions de cet Accord; nous nous félicitons de l'Accord de dernière minute signé entre le Gouvernement philippin et le Front National de Libération Moro, le 15 Octobre 2012, et formons l'espoir qu'il sera exécuté en toute bonne foi.

49.  Nous dénonçons fermement les atrocités que des milices armées et extrémistes mues par des motivations idéologiques et ethniques ont commises et continuent à commettre contre la minorité musulmane de Centrafrique, et appelons tous les Etats membres de l'OCI à accroitre leur assistance humanitaire et à fournir toutes les formes de soutien possibles pour faire cesser les massacres planifiés et l'exode forcé qui ont couté la vie à de nombreux membres de la minorité musulmane et à se joindre aux efforts internationaux visant à rétablir la sécurité et la stabilité et à préserver l'intégrité territoriale et l'unité nationale de la République centrafricaine.
XII.     JAMMU ET CACHEMIRE

50.  Nous appelons à un règlement pacifique de la question du Jammu et Cachemire qui soit en accord avec les résolutions pertinentes des Nations Unies et en particulier  avec les dispositions de l’Accord conclu à Simla; et soutenons les efforts de la République islamique du Pakistan visant à aboutir à une solution pacifique en usant des divers moyens diplomatiques, y compris les négociations bilatérales avec l’Inde, tout en tenant compte du droit des citoyens du Jammu et Cachemire à l’auto-détermination.

51.  Nous exprimons notre préoccupation devant les violations répétées du cessez-le-feu de la part des forces d'occupation indiennes, au long de la ligne de contrôle, depuis le début de l'année 2013, en même temps que nous saluons la politique de retenue, de responsabilité et de dialogue pour le plus grand bien de la paix dans la région.

XIII. L'AGRESSION DE LA REPUBLIQUE D’ARMENIE CONTRE LA REPUBLIQUE D’AZERBAIDJAN

52. Nous appelons à la stricte application des résolutions 822, 853, 874 et 884 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ainsi qu’au retrait immédiat, inconditionnel, et total des forces arméniennes de tous les territoires azerbaïdjanais occupés ; et exhortons avec force l’Arménie à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République d’Azerbaïdjan.

53. Nous condamnons l’agression barbare contre les mosquées et les lieux de culte musulmans et dénonçons les pertes énormes qui en ont découlé pour le patrimoine archéologique et culturel islamique à l’intérieur du territoire azerbaïdjanais ; nous condamnons également le génocide effroyable qui a été perpétré dans la localité azerbaidjanaise de Khojali en 1992 et qui a fait en quelques heures, dans la nuit du 25 au 26 février, un total de 613 victimes civiles dont 106 femmes et 83 enfants.

54. Nous réaffirmons une nouvelle fois notre solidarité et notre appui sans réserve aux efforts déployés par la République d’Azerbaïdjan, gouvernement et peuple, pour défendre leur territoire national ; et appelons à apporter une assistance humanitaire aux réfugiés et aux personnes déplacées azerbaïdjanais qui vivent aujourd’hui dans des conditions très difficiles, et ce, en prélude à leur retour dans leurs foyers d’où ils avaient été chassés.

XIV. INFORMATION
55.    Nous nous félicitons de la coopération entre l’UPCI et le Forum des médias de l'OCI dans tous les domaines d'intérêt commun et Incitons les Etats membres de l'OCI à créer un réseau international islamique de télévision  dans le but de contrecarrer l'information occidentale biaisée et de propager les préceptes islamiques prêchant la tolérance, la paix et la droiture.

56.   Nous demandons au secrétariat général de créer une centre de recherche et d'information parlementaire en réseau tout en soulignant l'importance de la mise en place d'un partenariat fort et efficace pour l'échange d'expertise dans le domaine de la recherche parlementaire afin d'accompagner les progrès accélérés du monde de l'information et de la communication et d'en faire rapport à la prochaine session du Comité Exécutif.

XV. CHARTE DE FRATERNITE

57.    Nous appelons à renforcer les relations entre les musulmanes et à éviter de se fier aux rumeurs et aux et aux informations falsifiées aux sujets des différents madhahib.
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58.    Nous soulignons l'importance du rôle des Oulémas des diverses écoles de pensée islamique dans le rapprochement des cœurs et pour éviter que les Musulmans ne soient victimes de la désinformation et pour inciter les membres de la Oummah à se respecter les uns les autres et à adopter un discours logique et conforme à la morale islamique.

59.  Nous rejetons l'extrémisme et refusons de donner aux extrémistes l'occasion de mettre en péril l'unité de la Oummah islamique; et nous appelons à éviter toute surenchère qui ne peut qu'aggraver les dissensions et attiser la sédition entre les Musulmans.

60.  Nous recommandons d'empêcher le courant takfiriste de prendre racine tout comme nous recommandons aux différents madhahib de se rejeter les uns les autres et de se critiquer mutuellement et nous les invitons tous à serrer les rangs en tant qu'Oummah unie imbue des principes du monothéisme, de la Noubouwah et du Jour Dernier.

XVI. AFFAIRES ECONOMIQUES ET ENVIRONNEMENT

61.    Nous apprécions hautement les efforts de la BID pour le renforcement et l'accroissement des échanges commerciaux intracommunautaires.

62.   Nous rejetons fermement le principe qui consiste à vouloir imposer des sanctions aux Etats sous quelque forme que ce soit, unilatérale ou multilatérale, et nous exprimons notre solidarité sans réserve avec les pays islamiques exposés à de telles sanctions; nous soulignons que les mesures économiques et financières ne devraient pas être utilisées comme moyen de coercition politique, dès lors que cette méthode  tend à frustre les peuples visés de l'exercice de leur droit naturel au développement.

63.  Nous insistons sur le refus de la communauté internationale de permettre à un quelconque Etat de faire prévaloir sa législation nationale sur les règles du droit international, avec l'intention d'affecter la souveraineté et les intérêts des autres pays et de leurs peuples.

64.  Nous réitérons notre soutien aux conclusions de la Conférence mondiale sur la recherche de solutions aux crises, qui s'est tenue à Astana, Kazakhstan, les 23 et 24 mai 2013, et nous demandons à tous les Etats membres de l'Organisation de Coopération Islamique de  participer à la deuxième session de la conférence qui se tiendra à Astana en mai 2014, en vue d'élaborer un plan global pour répondre aux crises et aux catastrophes naturelles sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies.

65.  Nous exprimons notre solidarité avec les peuples africains touchés par les catastrophes naturelles et la désertification, et nous soutenons tous les efforts visant à faire face à ces catastrophes et à ces phénomènes.

66.    Nous appelons nos gouvernements à fournir le soutien financier et technique nécessaire pour faire face au phénomène de la désertification et du changement climatique dans les pays islamiques, en particulier les pays africains et asiatiques , et les appelons à étudier la possibilité de l'implication des organisations de la société civile et des organisations non-gouvernementales qui opèrent dans le monde islamique, pour l'acheminement de l'assistance humanitaire, y compris dans le domaine de la lutte contre la désertification et  le changement climatique dans les pays touchés.

 67. Nous appelons les Etats membres de l'OCI à exercer plus d'efforts afin d'activer le système de préférences commerciales entre les Etats membres de l'Organisation.

68.  Nous appelons également les Etats membres de l'OCI à envisager la création d'un marché commun islamique  afin de faciliter et d'accroître les échanges entre tous les pays islamiques.

69.  Nous demandons à la Banque islamique de développement de fournir un soutien accru pour le développement d'un modèle de système bancaire islamique au profit des Etats membres de l'Organisation de  Coopération Islamique.

70.  Nous demandons à la Commission permanente indépendante des droits de l'homme de l'OCI  de mener une étude approfondie sur les effets négatifs des sanctions économiques et financières sur le plein exercice par les populations des pays membres ciblés de leurs droits humains dans leur acception intégrale.

71. Nous exprimons notre préoccupation des effets négatifs du problème des  dettes extérieures des Etats islamiques qui constituent un lourd fardeau pour leurs économies et menacent leur souveraineté nationale, et invitons l'OCI et ses institutions économiques et financières à entreprendre une étude exhaustive sur ce problème et son impact sur le progrès économique des Etats islamiques; nous appelons également à engager des démarches en direction des institutions financières internationales et des bailleurs de fonds en vue d'annuler ces dettes.

XVII. LES AFFAIRES CULTURELLES ETJURIDIQUES ET LE DIALOGUE DES CIVILISATIONS ET DES RELIGIONS

72. Nous dénonçons énergiquement la réédition des films et des caricatures portant atteinte à l’image de notre Prophète Mohamed (PSL) et des symboles religieux et exigeons l’arrêt immédiat de ce genre de provocations, tout comme nous exigeons de sauvegarder les symboles sacrés de l’Islam à travers le globe.

73. Nous réaffirmons que la mosquée Al Aqsa est un lieu de culte pour les musulmans et que les juifs n'ont pas le droit de pénétrer dans  son enceinte et d'y célébrer leur culte et nous mettons en garde les autorités de l'occupant sioniste contre la poursuite des fouilles sous la mosquée et contre toutes les agressions qui menacent la première des deux qibla et troisième lieu saint de l'Islam; nous appelons les gouvernements islamiques à engager une action concrète, efficace et urgente en recourant à toutes les options possibles au regard de la légalité internationale pour protéger la mosquée Al Aqsa et déjouer le complot qui se trame et qui est entré dans sa phase ultime  pour la démolition de la mosquée et l'érection ) sa place du prétendu temple de Salomon.

74. Nous appelons à l' élaboration d'un projet en consultation avec les services culturels de l'Organisation de Coopération islamique, les scientifiques et les élites du monde entier en vue de contribuer à l'instauration d'un dialogue efficace et constructif entre les civilisations islamique et occidentale, et de la présentation d'une image réaliste et positive de la civilisation islamique; nous appelons également les parlements des Etats membres à promulguer la législation nécessaire à cet effet et nous demandons à la BID et au Fonds de Solidarité Islamique de soutenir ce projet.

75. Nous soulignons l'importance d'établir des chaînes de télévision islamiques nationales parlant des langues étrangères, pour mettre en évidence la véritable image de l'Islam, et nous exhortons l'Organisation Islamique pour l'Education, la Science et la Culture (ISESCO) à  créer une station spécialisée dans ce domaine.

76.  Nous appelons les pays non-musulmans où résident des musulmans à sécuriser et à garantir les droits civils de ces musulmans, y compris leur droit à un traitement humain et équitable et leur accès à la nourriture et aux boissons halal en toutes circonstances et en tous lieux.

77. Nous soulignons la nécessité d'adopter en priorité une politique commune visant à empêcher la distorsion de l'image de l'Islam sous le prétexte de la liberté d'expression, en particulier dans les médias et sur l'Internet.

78. Nous exhortons les Etats à poursuivre les responsables qui répandent des stéréotypes et des préjugés réducteurs et cherchent à mystifier l'opinion à travers les médias et l'Internet, en particulier en ce qui concerne les membres des minorités ethniques et religieuses, et ce sans parti pris aucun et en mettant en garde toute personne qui se livrerait à de tels agissements.

79. Nous appelons à ne pas jouer sur les tensions sectaires pour semer la discorde entre les différentes composantes des populations et provoquer la sédition, notamment idéologique, et réaffirmons que tuer des innocents au moyen d'attentats suicides constitue un acte terroriste que l'Islam condamne et renie et qu'il se désolidarise totalement de ceux qui commettent de tels attentats et de ceux qui les incitent à les perpétrer.

80. Nous appelons tous les Etats membres de l'UPCI  à établir une coopération suivie avec les pays non-islamiques et à maintenir cette coopération, à promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle avec ces pays dans le domaine des religions, des cultures et des civilisations.

81. Nous espérons que les parlements membres de l'UPCI veilleront à mobiliser efficacement les médias traditionnels et les réseaux sociaux pour promouvoir les valeurs et les objectifs de l'Alliance des Civilisations.

82. Nous appelons les pays islamiques arabophones, en particulier ceux qui ont les capacités financières requises, à soutenir les jeunes des pays musulmans non arabophones en leur accordant des subventions et en lançant des programmes de formation appropriés pour aider les jeunes des pays musulmans pauvres à apprendre la langue arabe comme moyen de mieux comprendre la religion islamique, et ce en finançant ces programmes et subventions à partir des ressources légitimes, y compris les fonds de la zakat.

83. Nous  recommandons également d'accorder un soutien continu à l'organisation de cours de formation pour les enseignants de la langue arabe et de la culture islamique en Asie, en Afrique, en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans.

84. Nous exhortons les Etats membres à accorder une attention accrue aux programmes scolaires  pour les générations montantes dans le monde arabe, en particulier dans les écoles primaires et secondaires, pour les familiariser avec la cause palestinienne et avec la question d'Al Qods en particulier.

85. Nous exprimons notre profonde préoccupation quant à la sécurité de la minorité musulmane en Inde.

86. Nous exhortons la communauté internationale, en particulier les Etats membres, à faire tous les efforts pour assurer la protection des droits fondamentaux du peuple du Cachemire, y compris le droit à l'autodétermination conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, ainsi que la sauvegarde de son patrimoine religieux, culturel et islamique.

87. Nous condamnons fermement les atrocités commises par les agresseurs arméniens sur le territoire de la République d'Azerbaïdjan  visant la destruction de l'ensemble du patrimoine islamique sur le territoire Azerbaidjanais.

88.  Nous réaffirmons le doit de l'Azerbaïdjan d'exiger une compensation appropriée pour le préjudice subi et mettons l'accent sur la responsabilité de la République d'Arménie pour ce qui est de le versement  des dommages et intérêts conformément aux droits internationaux.

89.  Nous appelons les gouvernements des pays islamiques à faire adopter par les NU un projet de loi criminalisant la profanation et la diffamation des symboles sacrés et des constantes religieuses.

90. Nous félicitons les parlements qui ont établi des unités de liaison chargées du dialogue entre les civilisations, et prions le Secrétariat de l'Union de mettre en partage l'expertise de ces unités en matière de communication mise à sa disposition par les parlements nationaux.

XVIII. DROITS DE L'HOMME, DE LA FEMME ET DE LA FAMILLE

91.  Nous soulignons la nécessité d’amender les lois, règlements et législations nationales de manière à promouvoir la culture démocratique et à préserver les droits de l’homme, la liberté d’opinion et d’expression, conformément aux principes de la Charia islamique.

92. Nous rejetons et condamnons fermement toute politisation et discrimination ou sélectivité dans l’approche des questions liées aux droits de l’homme au double échelon régional et international.

93. Nous rejetons les tentatives d’exploitation de la cause des droits de l’homme pour mettre en doute les principes et les fondements de la Charia islamique ou pour s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats islamiques.

94. Nous appelons à la protection de la culture des Droits de l'homme et au respect de ses valeurs universelles, tout en reconnaissant le droit de tout être humain à préserver les spécificités de son identité culturelle.

95.  Nous nous félicitons de la consécration par l'Organisation de la Coopération Islamique du 5 août en tant que journée des droits de l'homme en Islam et de la dignité humaine.

96. Nous appelons à la promulgation de législations nationales condamnant les fatwas de takfir (accusations d'apostasie) et de licitation du meurtre d'autrui sous couvert de prosélytisme islamique; condamnons les tentatives visant à exploiter le nom de l'Islam pour exercer la violence et le terrorisme et susciter les divisions interconfessionnelles  entre musulmans; et appelons à intensifier la coopération et la coordination entre les Etats islamiques pour combattre ce phénomène.

97. Nous exhortons les Parlements membres à renforcer l’intégration de la femme au cœur de toutes les politiques, s’agissant de questions stratégiques fondamentales pour la réalisation de l’égalité et la complémentarité entre les deux sexes ; nous appelons à renforcer les capacités des femmes dans tous les secteurs du développement, aussi bien l’économie, la culture, les affaires sociales que la vie politique et civile.

98. Nous exhortons les Parlements membres de l’UPCI à élever le niveau de représentation des femmes dans les organes de prise de décisions, en tant que responsables élues, à travers la mise en œuvre de mesures appropriées et efficaces, y compris, et entre autres, le recours au système des préférences commerciales en tant que premier pas pour donner à la femme les capacités nécessaires aux postes de décision.

99. Nous appelons les Parlements membres de l’UPCI à promulguer les législations nécessaires à l’accès par toutes les femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes, aux ressources économiques, y compris à travers l’accès à la propriété foncière, aux ressources nécessaires à la production, aux crédits et aux financements, et au renforcement des capacités des femmes dans les domaines de la médecine et de la technologie pour améliorer leurs compétences à travers des programmes de formation; nous saluons les Etats ayant accompli des acquis dans ce domaine.

100. Nous appelons à soutenir les femmes palestiniennes et notamment les habitantes d’Al-Qods qui refusent de quitter leurs foyers, endurant toutes les formes de répression et de harcèlement de la part des colons qui cherchent à chasser les Palestiniens de leurs terres et à profaner leurs lieux saints.

101. Nous invitons les pays islamiques à mettre en place des mécanismes de lutte contre l'exploitation de la femme et l'atteinte à sa dignité.

102. Nous invitons les Parlements membres et leurs gouvernements respectifs à garantir la participation des jeunes à leur agenda politique, à renforcer les efforts en vue d’assurer la représentation et la participation adéquates de la jeunesse à la prise de décision.

103. Nous invitons les Parlements membres et leurs gouvernements à faire face au phénomène du chômage parmi les jeunes, et ce en adoptant des programmes et des mesures concrètes pour le renforcement des capacités de la jeunesse et en mettant en œuvre des projets générateurs d’emplois pour les jeunes.

104. Nous rendons hommage aux gouvernements des Etats membres qui ont pris des mesures importantes dans le domaine de la prise en charge et de la protection des jeunes.

105. Nous demandons aux Parlements membres d'œuvrer de concert avec leurs gouvernements respectifs  à assurer un enseignement gratuit et de qualité pour tous les enfants.

106. Nous invitons les Parlements membres à inciter leurs gouvernements à œuvrer, avec l’aide de la communauté internationale et des organisations de la société civile, à améliorer la situation des enfants, notamment ceux qui vivent dans des conditions difficiles et à l'intérieur de territoires occupés, de zones de conflit armé,  de régions victimes de catastrophes naturelles et de zones frappées par la famine dans l’Est de l’Afrique et dans la région du Sahel; ainsi que des enfants  qui souffrent des effets du blocus et des sanctions économiques imposés à leur pays, et des enfants réfugiés et déplacés et ce, en subvenant à leurs besoins physiques et moraux, en veillant à leur éducation et en aidant à la réalisation de leur retour à la vie normale.

107. Nous appelons à élaborer un document sur l’enfant musulman et à le présenter aux Commissions des Nations Unies en tant que texte de référence en ce qui concerne leur rapport aux enfants musulmans.

108. Nous appelons à la poursuite des autorités israéliennes en justice pour les crimes qu'elles commettent à l'égard des enfants en les emprisonnant et en les exposant à la torture physique et psychique.

109. Nous demandons aux parlements membres d'œuvrer, de concert avec leurs gouvernements, à mettre en place, à exécuter ou à appuyer et renforcer les politiques et les plans multisectoriels en vue de prévenir et d'enrayer les maladies transmissibles et non transmissibles, et  les contrôler et prendre des mesures pour mettre en œuvre ces politiques et plans.

110. Nous exhortons les Pays Membres à fournir une aide en matière de santé aux pays les moins favorisés, mais aussi aux territoires occupés et aux camps des réfugiés palestiniens, au moyen de dispensaires, de centres de santé et d'hôpitaux,  en plus de l'envoi d'équipes médicales, d'équipements et de médicaments aux dits pays.

111. Nous appelons les médecins et leurs organisations professionnelles (syndicats, unions, associations) dans les Pays Membres à tenir des réunions conjointes en vue de dynamiser leur coopération, d'échanger leurs expériences et de servir les causes de l'Oummah islamique dans le domaine de santé.

XIX-    DECLARATION PARLEMENTAIRE ISLAMIQUE :

112. La Conférence a adopté le rapport du comité d'experts chargé de rédiger la Déclaration Parlementaire Islamique approuvée par le Comité Exécutif  et a demandé au Secrétaire général de l'UPCI d'envoyer le dossier à l'Organisation de Coopération Islamique pour en saisir le prochain Sommet, en tenant compte des dispositions contenues dans le rapport de la troisième réunion du Comité d'Experts chargé de rédiger la Déclaration et qui énoncent ce qui suit:

-  Mettre l'accent sur l'importance d'établir un Parlement Islamique en tant qu'étape essentielle pour renforcer la coopération parlementaire entre les Etats membres de l'OCI, sous réserve que le Comité d'experts soumette son rapport au Comité Exécutif en y joignant toutes les propositions soumises par les parlements membres.

-    Le Comité Exécutif étudiera le rapport du comité d'experts et le soumettra à son tour à la prochaine Conférence de l'Union.

-    Si  la création du parlement islamique est approuvée par la Conférence de l'Union, la question sera déférée au prochain Sommet de l'Organisation de Coopération Islamique pour décision.

-    En cas d'acceptation par le Sommet de l'OCI de l'idée de la création d'un Parlement Islamique, un comité mixte UPCI-OCI pourra être formé pour étudier tous les détails techniques et les dispositions nécessaires pour la mise en place de ce parlement et pour la rédaction d'une charte ou d'un protocole devant être ratifié par les Etats membres de l'Organisation de Coopération Islamique.

-    Après aval du Sommet de l'OCI, toutes les propositions et points de vue des parlements membres seront examinés en même temps que l'étude préparée par le Secrétaire général sur la mise en place du Parlement Islamique.

-    L'accent devra être mis sur le renforcement de l'UPCI et la nécessité d'en assurer la pérennité et d'en promouvoir le rôle.

XX - COOPERATION AVEC LES ORGANISMES INTERNATIONAUX:

113. Nous demandons aux parlements membres d'exhorter leurs gouvernements à instruire leurs missions permanentes auprès des Nations Unies pour  soutenir la demande et la décision du Secrétariat général de l'Union d'adhérer à l'ONU en tant qu'observateur.

114. Nous appelons les membres de l'UPCI à mettre à profit leur appartenance à des organisations interparlementaires régionales et internationales pour promouvoir les objectifs de l'UPCI et l'établissement d'un dialogue durable entre les parlements islamiques et occidentaux.

XXI MOTION DE REMERCIEMENTS

115.  La Conférence adresse l’expression de ses remerciements les plus sincères et de sa très haute considération au gouvernement, aux dirigeants, au peuple et aux responsables de la République Islamique d'Iran, pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité qui ont eu un impact considérable sur le déroulement et le succès des travaux de la 9e session de la Conférence de l’UPCI;  la Conférence tient également à adresser ses meilleurs vœux à la République Islamique d'Iran, président, gouvernement, peuple et parlement, en leur souhaitant toujours plus de prospérité et de progrès.