Projet de Déclaration de Ouagadougou

Projet de Déclaration de Ouagadougou

Adoptée par le Comité Spécialisé Permanent des Affaires Politiques et des Relations Extérieures Ouagadougou – Burkina Faso 13-14 janvier 2026

•    En vertu des statuts et du règlement de l'Union Parlementaire des États Membres de l'OCI (UPCI) ;
•    Conformément aux résolutions adoptées par les Conférences de l'UPCI et les réunions de ses organes ;
•    En application des résolutions visant à consolider les activités de l’UPCI et à promouvoir un nouveau dynamisme au sein de l’union ;
•    En réponse aux appels continus à accorder une attention particulière à la question de la migration, des réfugiés et des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, une question qui se complique jour après jour, surtout dans les États des Parlements Membres de l'UPCI
•    Et dans le but de permettre aux Comités Spécialisés de jouer un rôle central dans l'examen des questions traitées par l'UPCI :
Compte tenu des points susmentionnés ;
•    La deuxième réunion du Comité des Affaires Politiques et des Relations Extérieures a été convoquée, suite à l'aimable invitation de l'Assemblée Législative de Transition du Burkina Faso ;
•    La réunion a abordé le thème « Migration et réfugiés », compte tenu de l'urgence de cette question qui touche certains membres de l'UPCI et de son importance au niveau mondial.
Nous, les participants à la réunion du Comité des Affaires Politiques et des Relations Extérieures de l'Union Parlementaire des États Membres de l'OCI, réunis à Ouagadougou, au Burkina Faso, les 13 et 14 janvier 2026 ;
1.    Affirmons que l'UPCI est appelé à accorder une attention particulière à la question de la migration, des réfugiés et des personnes déplacées internes, compte tenu de l'impact profond de ces phénomènes sur une grande partie de la population de nos États, et notons en outre que les défis liés à la migration continuent de s'aggraver à cause des conflits et des guerres dans de nombreuses régions du monde, de la propagation du terrorisme, du changement climatique, du chômage résultant de conditions économiques difficiles dans certains pays et des violations des droits de l'homme.
2.    Appelons à se conformer pleinement au cadre juridique pertinent de l'ONU en matière de migration, en particulier le Pacte Mondial pour des Migrations Sûres, Ordonnées et Régulières, aussi connu sous le nom de « Pacte de Marrakech sur les Migrations », adopté par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 19 décembre 2018, tout en respectant pleinement la souveraineté nationale et les législations nationales.
3.    Soulignons l'importance de coordonner les efforts humanitaires et caritatifs déployés en faveur des migrants dans les États Membres de l'OCI, afin de traduire l'esprit de solidarité et de renforcer l'action humanitaire islamique commune, conformément aux directives des sommets islamiques, et considérons que les donateurs dans les pays islamiques, tant les États que les particuliers, devraient donner la priorité aux migrants et aux personnes déplacées internes dans les États Membres des Parlements de l'UPCI, puis dans les autres pays islamiques qui les accueillent, tout en soutenant les capacités des pays d'origine des migrants pour faciliter leur réintégration en leur garantissant des conditions de vie dignes.
4.    Condamnons fermement toute forme d’expulsion des migrants, qu’il s’agisse de personnes résidant dans les pays d’accueil sans base légale valable, ou de refoulements opérés aux frontières en violation des procédures légales et des garanties prévues par le droit international et régional des droits humains, et appelons à garantir la liberté de circulation des réfugiés et leur garantir le droit à l'emploi.
5.    Appelons à accorder une attention particulière aux pays africains du Sahel, où 29 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire et de protection, selon le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) en juin 2025 ; Appelons à des efforts sérieux pour mettre fin aux «navires mortels» des migrants, qui ont jusqu'à présent coûté la vie à plus de dix mille jeunes originaires de pays d'Afrique de l'Ouest qui tentaient de rejoindre l'Europe en traversant l'océan Atlantique; Considérons que la responsabilité est partagée entre les pays d'origine (pays africains) et les pays de destination (pays européens) ; Soutenons l'extension des programmes de migration circulaire que l'Espagne tente de mettre en place, à condition que cela s'accompagne de la création de couloirs humanitaires sûrs au lieu de criminaliser ou de dissuader la migration, en facilitant l'accès au visa Schengen pour les pays africains et en respectant les accords bilatéraux et internationaux en la matière.
6.    Exprimons notre solidarité avec les pays du Sahel africain ; le Burkina Faso, le Tchad, le Niger et le Mali, dans leur lutte contre le terrorisme, et leur accueil des réfugiés, et demandons un soutien renforcé à ces pays.
7.    Réaffirmons notre solidarité avec le peuple palestinien qui lutte pour la liberté, l'indépendance, le retour et la fin des souffrances qu'il endure en raison de son déplacement forcé, comme aucun autre peuple au monde n'en a souffert, et qui continue de vivre sous le joug de l'occupation sioniste israélienne, qui commet à son encontre toutes sortes de crimes punissables au niveau international, au moment où la moitié du peuple palestinien vit toujours en diaspora dans des camps de réfugiés, privé de son droit de vivre sur sa terre natale depuis 1948 jusqu'à aujourd'hui.
Le monde a été témoin de la façon dont le peuple palestinien de la bande de Gaza, des territoires palestiniens, et d’Al-Quds, la capitale de l’État palestinien, a été soumis à une guerre d’extermination et de nettoyage ethnique sans précédent dans l’histoire. Nous appelons à soutenir les personnes inébranlables et en lutte dans leur partie à établir leur État indépendant avec Al-Quds Al-Charif comme capital, conformément aux résolutions 181 et 19/67 de l’Assemblée Générale de 2012.
8.    Appelons à une action et une attention accrues en faveur du soutien aux réfugiés palestiniens.
En outre, nous saluons le rôle joué par plusieurs États Membres dans ce domaine et le travail accompli par l'Agence Bait Mal Al-Quds, bras exécutif du Comité Al-Quds présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Nous affirmons également notre soutien au Royaume hachémite de Jordanie à cet égard, à travers la garde hachémite d'Al-Quds et des lieux saints islamiques et chrétiens.
9.    Exprimons notre profonde préoccupation face à la guerre civile qui sévit actuellement au Soudan, qui a été le théâtre d'atrocités horribles et provoqué le déplacement de millions de citoyens, et appelons à une réconciliation nationale qui mettrait fin à ce conflit et rétablirait la sécurité et la stabilité dans l'État du Soudan. Appelons à un soutien accru aux réfugiés soudanais, somaliens, syriens, yéménites, rohingyas et afghans.
10.    Insistons sur le fait que l'intégration économique entre les pays islamiques est essentielle pour promouvoir le développement et surmonter plusieurs défis auxquels le monde islamique est confronté, notamment ceux liés à la migration et aux réfugiés. Cette intégration comprend notamment le renforcement des échanges commerciaux intra-régionaux, le renforcement de la coopération technologique, etc.
11.    Les membres du Comité Politique se félicitent de l'initiative prise par le Secrétariat Général de l'UPCI d'organiser des réunions du Comité Politique afin d'examiner des questions importantes pour la mission de l'UPCI, comme le prouve la présente réunion, appellent à la tenue régulière de telles réunions et exhortent les États Membres à assumer la responsabilité de les accueillir par rotation.
12.    Les participants expriment leur profonde gratitude à l'Assemblée Législative de Transition du Burkina Faso pour sa généreuse hospitalité, son excellente organisation et son accueil chaleureux.
 

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