Communiqué du Président de l’UPCI, Sur la Journée de la Terre

Communiqué du Président de l’UPCI, Sur la Journée de la Terre

Le Vendredi, 29 mars 2019 coïncide avec la commémoration de la Journée de la Terre palestinienne, célébrée chaque année avec nos frères Palestinien, les peuples du monde, y compris l'ensemble de nos peuples musulmans et arabes.

Cette journée a été reconnue par l’ONU comme un événement symbolique historique qui comprend le sens et la valeur de l'attachement du peuple palestinien à sa terre, à son identité et à ses droits nationaux légitimes, y compris son droit à l'indépendance nationale et à la construction de son État national indépendant.

L'événement coïncide, cette année avec la décision de la plus haute gravité de l’administration américaine, à savoir la déclaration concernant la reconnaissance illégitime de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan syrien, occupées depuis la guerre de juin 1967. Il s’agit d’une position biaisée qui n’est fondée sur aucune référence juridique internationale, dénuée de compétence et contradictoire avec la logique de l’histoire et de la géographie; mais ignore également toutes les conventions, traités et résolutions pertinentes des Nations Unies.

Cette étape illégitime s'ajoute à la décision antérieure du gouvernement américain concernant le transfert de l'ambassade américaine à Al-Qods dans le but d'imposer le statu quo et de reconnaître cette ville comme capitale de l'État d'Israël.

L'UPCI, qui a déjà exprimé son profond rejet de l'initiative américaine sur la reconnaissance illégitime et inacceptable d'un nouveau statut de la ville d'Al-Qods en tant que capitale de l'État d'Israël, rejette une nouvelle fois toute atteinte aux droits des peuples arabes syriens sur le plateau du Golan qui sont protégés par le droit international, en particulier la résolution n° 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adopté après la guerre de juin de 1967.

En effet, la Journée de la Terre palestinienne est une occasion de rappeler à tous et au monde musulman et arabe que nous devons unifier nos efforts, nos idées et nos initiatives pour faire face à tout ce qui pourrait porter atteinte aux droits islamiques et arabes dans les territoires et les lieux sacrés. Nous ne devons pas imaginer que la paix soit possible au Moyen-Orient tant qu’il n’existe aucune volonté objective et juste de s’occuper des causes de la paix et de la réalisation de ses exigences et de respecter la légalité et le droit international ».

 

Dr. Habib El Malki

Président de l’UPCI,
Rabat, 22 Rajab, 1440, Correspondant au 29 Mars, 2019